Les répétitions
Souvent les étudiants vont passer des heures à relire et relire encore un cours, voir pire ils potasseront la veille pour l’examen du lendemain.
Certes le lendemain l’information sera toujours présente dans le cerveau mais pas quelques jours après et encore moins 1 semaine ou plusieurs mois après.
Nous avons connu ces procédés qui font de nous des singes savants le jour J mais ces méthodes à long terme sont contre productives.
La clé ? Espacer les apprentissages. Des recherches en psychologie expérimentale ont démontré qu’il est impératif de répartir l’apprentissage dans le temps. Des notions révisées à intervalle vont s’ancrer définitivement dans le cerveau. L’imagerie cérébrale a démontré que le regroupement des apprentissages en une seule session diminue l’activité cérébrale. C’est comme le jogging ou le piano, mieux vaut des entrainement réguliers 3 fois par semaine qu’une session longue le dimanche.
Si nous répétons une leçon quelques semaines plus tard, on multiplie par trois le nombre d’éléments qui seront retenus. L’idéal pour un cours sera de le relire le soir même ou le lendemain puis de le revoir dans 1 semaine, puis dans 3 semaines et ensuite dans quelques mois. La règle consistant à espacer les apprentissages.
Ceci peut nous amener à nous interroger sur la nature des manuels scolaires. Organisés de chapitre en chapitre, sans aucun lien entre eux, ils n’incitent pas à activer la mémoire de long terme. On apprend un chapitre que l’on s’empresse d’oublier et on passe au suivant. Il faudrait mieux par exemple en maths mélanger les exercices et questionner l’ensemble des connaissances.
De même le débat entre partiels ou examens en fin d’année penche en faveur du premier. Seule une révision régulière des connaissances permet d’ancrer définitivement les acquis dans le cerveau. Quid de l’apprentissage des langues qui résulte d’un processus complexe où l’on est très loin d’un simple empilement de connaissances sans lien les unes avec les autres ?
Aux étudiants en langue le premier conseil est la régularité, voir une exposition quotidienne. Comme le pianiste qui fait ses gammes tous les jours, l’apprentissage d’une langue vivante devrait procéder des mêmes exigences. Automatiser certaines opérations mentales comme l’usage d’une langue étrangère, requiert de faire ses gammes…