La note
De la maternelle aux études supérieurs, la note est, en France du moins, le point de repère du système éducatif.
Pourtant certains pays comme l’Angleterre ont depuis longtemps opté pour une lettre comme outil de notation.
La note est également souvent perçue comme une sanction. Le fameux bulletin scolaire, cauchemar souvent pour les élèves comme pour les parents.
Une note sans explication est un mauvais retour sur erreur. Non seulement elle arrive tard, mais elle est souvent perçue comme une sanction. Pire elle peut totalement démotiver le jeune en créant un sentiment d’injustice, d’impuissance. Parfois des adultes ayant réussi leur vie gardent un souvenir cuisant de leurs notes scolaires qui ont crée un sentiment d’anxiété et d’insécurité, aggravant ainsi le phénomène de l’échec. Nous savons que l’anxiété bloque l’apprentissage. Par exemple chez la souris anxieuse, le cerveau se bloque et les synapses se figent. A l’inverse un environnement riche en stimulus rend le cerveau plus plastique et les neurones plus mobiles. Une mauvaise note peut donc stresser, décourager voir inhiber le cerveau et bloquer tout potentiel.
Hors un adolescent et un jeune sont en devenir, le cerveau grâce à sa plasticité peut encore tout construire et échafauder. Il est essentiel de suggérer aux apprenants qu’ils peuvent s’améliorer et progresser. Progrès et confiance en soi doivent être les maîtres mots. Combien d’étudiants français après 10 années passées à apprendre l’anglais à l’écrit, sont paralysés à l’idée de prononcer une phrase par peur de faire une faute de grammaire ?
L’enseignant doit toujours croire en la possibilité de progrès, donner le goût et le plaisir d’apprendre.